Accueil  >  Blog d'actualités  >  LA REPUBLIQUE DU CENTRE - Que deviennent les déchets médicaux ?

LA REPUBLIQUE DU CENTRE - Que deviennent les déchets médicaux ?

Partager cette page

16
novembre
Par Blandine de La Théardière

Que deviennent les déchets médicaux ? Plongée dans les coulisses de leur collecte, du côté de Montargis


Il n'y a pas que les hôpitaux qui produisent des déchets médicaux. Les médecins généralistes, les dentistes, les infirmières, les vétérinaires mais aussi les tatoueurs et les barbiers doivent faire collecter ces déchets très particuliers. La société "La Collecte médicale" a son entrepôt dans l'agglomération montargoise.

Un métier littéralement passé de l’ombre à la lumière avec la crise sanitaire du Covid-19 : dans l’agglomération montargoise, chaque jour, Benoît et Anthony font des kilomètres et des kilomètres pour s’arrêter dans des maisons de retraite, dans des cabinets d’infirmières, de médecins généralistes, de dentistes, de podologues... Ils travaillent tous les deux pour la société "La Collecte médicale", spécialisée, comme son nom l'indique, dans la collecte des déchets médicaux.

"C’est un peu le branle-bas de combat"

Depuis un an, l’entreprise a un entrepôt dans l’agglomération montargoise. "En ce moment, c’est un peu le branle-bas de combat", reconnaît Blandine de La Théardière, la directrice du développement de cette entreprise familiale, fondée il y a un peu plus de  25 ans en Ille-et-Vilaine par son père.

Le coeur de métier de la société, ce ne sont pas les déchets médicaux des hôpitaux et des cliniques, mais ceux des professionnels de santé, des vétérinaires, des éleveurs, des barbiers, des tatoueurs... "On ne s’en rend pas compte, mais il y a beaucoup de producteurs de “Dasri” (déchets d’activités de soins à risques infectieux, ndlr): cela va des aiguilles des tatoueurs aux sondes d’insémination des éleveurs, en passant par les compresses, pansements ou aiguilles des professionnels de santé", détaille Blandine de La Théardière. 

L’épidémie de Covid-19 a généré un surcroît d’activité pour les sociétés de collecte et notamment multiplié les passages dans les Ehpad (établissements  d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). En effet, en cas de suspicion de cas ou de cas avéré, la personne est placée à l’isolement et un protocole encore plus strict de traitement des déchets médicaux, pour éviter toute contamination, est mis en place. 

Des passages mensuels, voire hebdomadaires

La fréquence des collectes est déterminée par le volume des déchets à venir chercher. Avant la crise sanitaire, Benoît et Anthony se rendaient en moyenne une fois par trimestre dans les établissements pour personnes âgées du Montargois. Aujourd’hui, les collectes sont mensuelles, voire hebdomadaires

L’entrepôt de Montargis permet de stocker les déchets collectés dans le Loiret, mais aussi dans le sud de la région parisienne et jusque dans l’Aube, dans le secteur de Troyes.

Ceux-ci sont ensuite incinérés. "Nous sommes une activité de bout de chaîne", résume la directrice du développement.

En septembre, "La Collecte médicale" a racheté une autre société du secteur, "Medicline", avec une ambition pour l’entreprise : rayonner sur tout le territoire national.

Pascale Auditeau